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Une simple analyse de sang pour diagnostiquer le syndrome de l’intestin irritable

Jusqu’à présent, aucun examen ne permettait de poser le diagnostic du syndrome de l’intestin irritable (SII).

Les médecins font un diagnostic d’exclusion, c’est à dire qu’ils déduisent qu’un patient a le SII en éliminant toutes maladies organiques grâce à la réalisation de différents examens (examen clinique, analyse de sang et/ou analyse de selles, et/ou échographie abdominale, et/ou coloscopie et/ou gastroscopie) dont les résultats ont été négatifs.

Aux Etats-Unis, l’équipe médicale du Dr Pimentel aurait développé un nouveau test sanguin rapide pour diagnostiquer le syndrome de l’intestin irritable. Ce test s’adresse uniquement aux personnes souffrant de diarrhée (et non celles souffrant de constipation ni d’alternance constipation-diarrhée).

Comment ça marche?

Ce test repose sur la détection de 2 anti-corps anti-CdtB et anti-vinculine qui sont produits par le corps suite à une infection gastro-intestinale (gastro-entérite, tourista…).

Quels sont ses intérêts?

Il présente les avantages suivants :

– celui de montrer au malade qu’il a une réelle cause organique à ses symptômes. En effet, combien d’entre vous se sont sentis culpabilisés et incompris par le corps médical et l’entourage quand il est dit : « vos examens sont tous négatifs, vous n’avez rien de grave »?

– Ce test n’étant pas valable pour l’ensemble des colopathes, cela prouve qu’il est préférable de prendre en considération chaque sous-groupe séparément : il y a ceux à tendance diarrhéique, ceux à tendance constipation, ceux en alternance constipation-diarrhée et ceux qui n’ont pas de problèmes de transit

– celui de limiter les coûts engendrés par les différents examens habituellement pratiqués

– celui de motiver certains malades à aller consulter un médecin (beaucoup de colopathes se sont AUTO-diagnostiqués). Cela permettrait par conséquent d’éviter aussi de passer à coté d’autres maladies (maladie de Crohn, maladie coeliaque, cancer digestif…) pouvant se manifester par les mêmes symptômes

– on savait déjà que 10% des personnes sont atteintes par le syndrome de l’intestin irritable suite à une infection gastro-intestinale. Toutefois cela suggère maintenant que le SII-D serait une forme de maladie auto-immune de telle manière à ce que suite à une infection gastro-intestinale, le système immunitaire deviendrait hyper-réactif et qu’il viendrait perturber le système nerveux intestinal et la motilité intestinale.

-cela donne une piste sérieuse à creuser pour espérer trouver un moyen d’en guérir.

Pour plus d’info, voici une vidéo en anglaise du Dr Pimentel :

 

 

Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour Julie,

    Après être tombé sur votre site suite à quelques recherches, j’aimerais faire part de mon expérience ici. Il y a un peu plus d’un an, j’ai commencé à avoir des problèmes de ventre. Alors qu’un an auparavant, je pouvais enchaîner les fast-food et les repas pas du tout équilibrés (la vie d’étudiant quoi) sans aucun problème, je me retrouvais subitement beaucoup plus sensible. Au cours de cette année, je suis passé par plusieurs stades (transit perturbé, ballonnements, douleurs abdominales, etc…). Certains jours, tout peut très bien se passer alors que d’autres, je vais me sentir assez mal, bref je sens clairement une répercussion sur mon état général tout en sentant que cela vient du ventre.

    Après un parcours classique chez le médecin et le gastro, il a été possible d’éliminer des pathologies plus graves et j’ai finalement été laissé à moi même avec une simple prescription de médicaments antispasmodiques.

    Premier constat à cet instant : les troubles du ventre lorsqu’ils ne sont pas le fait de pathologies plus graves semblent très largement incompris et totalement ignorés par les médecins. En ce qui me concerne, il faut savoir que plus jeune, j’avais déjà eu une période de douleurs abdominales vraiment gênantes qui étaient passées lors de l’adolescence.

    Après avoir compris que les médecins ne pourraient rien pour moi, j’ai commencé à m’intéresser de plus près à l’alimentation. J’ai compilé plusieurs sources sur internet, en essayant de ne jamais rien tenir pour acquis, car je sais qu’il faut se méfier de ce que l’on peut y lire. Bref, après avoir vu que certains conseils revenaient régulièrement, j’ai commencé à adapter mon alimentation tout en essayant de ne pas supprimer des éléments nécessaires à l’organisme (encore une fois, de manière empirique). Certains troubles se sont largement améliorés (transit, ballonnements) mais difficile de dire ci cela venait de mes tentatives, d’une amélioration générale de mon alimentation ou d’un effet psychologique. Après avoir testé le sans gluten sans vraiment d’amélioration notable, j’ai commencé la diète FODMAP il y a plusieurs semaines (donc en plus d’une alimentation plus équilibrée). Je l’ai choisie, car elle contenait déjà plusieurs ingrédients que je savais problématiques dans mon cas (impossible de manger un bonbon contenant du sorbitol sans avoir mal au ventre par exemple). Durant cette période, les crises de douleurs se sont nettement espacées et lorsqu’elles arrivent tout de même, celles-ci sont nettement moins violentes (mais arrivent encore). Je n’ai plus de problème de transit et les ballonnements se font très rares. Toutefois, je n’arrive pas à me débarrasser de cette sensation de ventre fragile qui agit globalement sur ma santé.

    Du coup, j’aimerais consulter un nutritionniste pour vérifier que je ne fais pas n’importe quoi et notamment obtenir plus d’informations sur la diète FODMAP mais une chose m’interpelle : en effet, j’ai vraiment l’impression que la recherche sur les FODMAP’s est très récente et qu’au final, les aliments à éviter que l’on retrouve un peu partout sont repris sans vraiment plus de « preuves ». Un exemple avec le lait de riz qui semblait être une bonne alternative au lait de vache : comme il est fait à partir de riz, il est conseillé en remplacement. Toutefois, la Monash University (qui d’après ce que j’ai pu comprendre est la référence en ce qui concerne la recherche sur les FODMAP’s) vient de publier un article suite à des tests sur ce produit :

    http://fodmapmonash.blogspot.fr/2015/08/questions-about-rice-milk.html.

    Du coup, ce serait le processus de fabrication du lait de riz et pas forcément les ingrédients qui rendrait le produit « non conforme » pour une diète FODMAP.

    Ce qui m’amène à penser que comme la seule façon de savoir si un produit est conforme ou non est un test scientifique (que seule la Monash University semble mener, sur des produits Australiens qui sont probablement différents de ceux que l’on retrouve en France), comment est-il possible de proposer une diète avec une liste de produits adaptés (hors aliments bruts) ? Et du coup, comment peut-on être sur que c’est effectivement la diète FODMAP qui est à l’origine de l’amélioration ressentie chez les patients et non une amélioration globale de l’alimentation ?

    Bref, ces problèmes m’auront au moins montré que l’alimentation est un domaine passionnant 🙂

    1. Bonjour,

      Vous vous êtes bien documenté et je suis d’accord sur le fait que l’alimentation et les intestins sont des domaines passionnants.

      Pour répondre à vos questions, il y a des études qui ont été faites en Angleterre et qui ont prouvé que le régime pauvre en FODMAP est plus efficace par rapport à une alimentation équilibrée. Je constate d’ailleurs que beaucoup de mes patients ont d’abord entrepris de manger mieux mais se sont dirigés vers moi car leurs symptômes persistaient.

      En ce qui concerne les listes d’aliments pauvres et riches en FODMAP, Monash University – avec qui je suis en relation – fait partie des meilleurs laboratoires mondiaux pour doser les FODMAP. La teneur en FODMAP peut varier en fonction du champ où l’aliment est cultivé, des ingrédients dans un produit ou du processus de fabrication. Ce n’est pas une science exacte à 100% et il peut y avoir une petite marge d’erreur.

      En ce qui concerne le lait de riz, c’est vrai que les derniers résultats de Monash University ont lancé un pavé dans la mare. En effet, on pensait jusqu’à présent qu’il était pauvre en FODMAP. D’autres sources sérieuses disent que le lait de riz est pauvre en FODMAP. Je conseille généralement de commencer par suivre un régime pauvre en FODMAP en incluant le lait de riz et si l’amélioration est trop faible, d’essayer de le retirer quelques jours pour voir ce qu’il se passe .

      Savoureusement digeste,

      JD

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