Quels sont les aliments identifiés comme problématiques par les colopathes?

 

On me pose souvent la question : “Pourquoi mon médecin ne m’a pas pris(e) au sérieux quand je lui ai demandé si changer d’alimentation pouvait réduire mes symptômes?” ou encore : “Face à l’échec des traitements médicamenteux sur mes symptômes, pourquoi mon médecin ne m’a pas orienté(e) vers les pistes alimentaires?”

Je vous rassure, certains médecins le font et l’alimentation est au cœur d’un grand nombre de conférences sur les maladies gastro-intestinales dans les congrès de gastroentérologie…. mais, comme vous le savez, il est très difficile de faire évoluer les mentalités dans notre pays qui est très axé sur les médicaments et beaucoup de médecins craignent également des restrictions alimentaires trop importantes et donc l’apparition de carences nutritionnelles (ce qui peut arriver d’ailleurs si les aliments supprimés ne sont pas remplacés par des équivalents nutritionnels).
Bref….
Encore une fois, une étude scientifique de Simren et al. publiée en Mai 2013 dans le très sérieux American Journal of Gastroenterology montre donc que la majorité des colopathes a fait le lien entre les aliments et l’apparition ou l’aggravation de leurs symptômes et précise les principaux aliments étant identifiés comme problématiques par les colopathes.
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Les résultats de cette étude montrent que :
84% des colopathes ont identifé au moins un aliment comme facteur aggravant de leurs symptômes. Parmi les aliments aggravants, 70% sont des FODMAP, 58% sont des amines biogéniques et 52% sont des aliments gras ou frits.

Aliments identifiés comme problématiques par les colopathes

Le nombre d’aliments problématiques augmente avec l’intensité des symptômes digestifs et extradigestifs, et il est variable en fonction du sexe (les femmes reportent plus d’aliments problématiques que les hommes).
Le nombre d’intolérances alimentaires est associé à une dégradation de la qualité de vie en terme de sommeil, d’énergie, d’alimentation, de vie sociale mais est indépendant du type de Syndrome de l’intestin Irritable (diarrhée, constipation ou alternance des deux), et de l’IMC, de l’âge et du niveau d’anxiété du colopathe.

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